25 juillet 2000 : accident d’un Concorde avec 109 personnes à bord en France. Fin 2001 : le service commercial reprend. Pour s’arrêter définitivement après le 31 mai 2003. Le bruit, la consommation de carburant et surtout la frilosité technologique occidentale depuis ces 30 dernières années auront eu raison de l’audace de cet airliner aux performances de grade militaire à portée des civils. Même pattern pour la navette spatiale US huit ans plus tard. 2003, accident de Columbia. 2011, arrêt définitif après la 135ème mission. S’ensuivra un hiver technologique du vol habité d’environ une décennie jusqu’à ce que SpaceX n’y remette bon ordre.

Pour l’avoir expérimenté récemment, un voyage en subsonique d’un bout à l’autre du globe mange 3 jours. 2 de transit, un pour récupérer, surtout si vous avez été en classe économique. Avec la suppression éventuelle du besoin d’escale (ou le ravitaillement en vol, à terme peut-être géré par drones) nous pourrions réduire ce temps à 1 jour et demi, en voyageant à Mach 1.5. Ceux-là même qui ont porté le coup de grâce à l’initiative européenne, les américains qui avaient prétexté du bruit à l’aéroport JFK, sont maintenant ceux qui sont à la pointe avec le Boom Overture, qui transportera une petite centaine de chanceux d’ici 2029/2030. Deux compagnies US, Japan Airlines et une compagnie européenne anonyme (pour ne pas se faire descendre par les médias écolo-bigots ?) sont en lice.

Et pour les moins fortunés, en attendant le ruissellement technologique il se pourrait que les gros porteurs en forme blended wing se développent. Nécessitant des pistes et des terminaux plus vastes, ils pourraient cependant porter un jour à 1000 le nombre de passagers d’un seul vol, ce que même l’A380 ne peut pas faire. Et le corps de l’avion, large et intégré de façon fluide à la voilure, sortirait les voyageurs de l’étroitesse d’une cabine-fuselage classique en cigare. On aurait plus l’impression d’être dans un espace des dimensions d’une salle de cinéma, mais avec la possibilité de s’isoler seul ou à plusieurs.

Côté carburants, les optimisations thermiques, le carbu de synthèse ou encore l’hydrogène produit par des moyens les plus propres possibles seront sur la table. D’autres appareils, de taille plus petite néanmoins, seront propulsés par moteurs électriques. L’avenir s’annonce brillant pour l’aviation, et le tragique conflit mondial en cours va également accélérer les percées.
